La
préparation d'une thèse est une épreuve pénible qui comporte de
nombreux rites tribaux. Ceux-ci feront probablement l'objet de nombreux
travaux chez les sociologues et anthropologues du futur, mais la
rédaction de Parenthèse, toujours à la pointe du progrès, a décidé de se
pencher ce mois-ci sur un passage particulièrement délicat, à savoir la
Soutenance de Thèse, qui n'est pas sans rappeler par sa brutalité la Grande Cérémonie Initiatique des Papous de Nouvelle-Guinée,
abondamment décrite par Lévy-Brul dans son oeuvre maîtresse « La
Mythologie Primitive ». Nous allons nous intéresser plus
particulièrement à la partie la plus cruelle de ce cérémonial, intitulée
« Les Questions Du jury » (parfois aussi appelée « La Mise à Mort »,
bien que ce terme soit inexact, car il arrive souvent que l'impétrant
survive plusieurs jours à l'épreuve), (j'en vois déjà qui sont tout
verts...). Cette partie se doit donc d'être particulièrement soignée,
d'autant que, faute d'horaire précis du pot qui
suit habituellement, on assiste en général à une augmentation
significative du taux d'assiduité à ce moment du rituel. Une
fréquentation assidue de ces pots nous a donc permis de dégager un certain nombre de questions type que nous allons évoquer plus loin.